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01 janvier 2008
Un gros vaisseau dans l'espâhace
Chers amis humains, blogueurs et internautes, bien le bonjour.
Putain de merdasse, j'ai une sacrée foutue gueule de bois ! J'ai picolé tout ce que j'ai pu. Ce soir, une soupe et au pieu.
Au fait, bien que n'étant point natif de votre douce Terre et ne connaissant personne par chez vous, je sacrifie à votre tradition et je vous souhaite à toutes et à tous une bonne et heureuse année 2008. Vous n'avez jamais reçu de voeux de la part d'un monstre extraterrestre ? Eh bien foutre, il faut un commencement à tout.
J'imagine que vous, vos familles et vos amis avez dignement célébré le nouvel an qui commence aujourd'hui. Vous avez bu, mangé, dansé, fait péter vos pétards et vos feux d'artifice, profité de la présence de vos proches. Rien de plus normal pour une période festive.
Nous autres, gens de guerre à la peau verte, nous avons fait la fête aussi. Je vous le laissais entendre en vous faisant part d'emblée de ma gueule de bois. Ce fut une sacrée foutue bombe que cette fête, d'ailleurs, avec de la bibine à flot, de la boustiffe jusqu'à saturation, de la musique à s'en percer les tympans et de la gonzesse tortillant des miches sous les mirettes. Mais pour un tout autre évènement qui ne vous concerne pas. Du moins, pas encore peut-être.
Alors que vous fêtiez dignement votre nouvelle année, nous avons, nous autres, procédé au lancement officiel du nouveau vaisseau amiral de notre flotte. Nous l'avons baptisé du fier nom d'Ekrabouillator.
Oui, je sais. Un nom pareil, pour vous qui êtes adeptes de la déesse Raison, ça peut paraître parfaitement ridicule. Mais je ne vais pas passer mon temps à me justifier. Sachez en tout cas qu'à lui seul ce navire est parfaitement capable de détruire une planète. La vôtre, par exemple. Non, je plaisante.
Il s'agit d'un petit bijou de technologie de notre cru. Il nous ressemble : c'est un colosse de l'espace, surarmé, surpuissant, prêt à écumer les galaxies. Je ne vais pas vous gonfler avec les détails techniques, mais songez que globalement, selon vos mesures, il fait trois kilomètres de long pour sept-cent mètres de large et deux-cent cinquante de hauteur. Je me demande même s'il n'est pas plus grand que ça, vu que je ne suis pas vraiment doué pour convertir nos unités de mesures avec les vôtres. Notre nouvel Ekrabouillator peut abriter des centaines de chasseurs, plusieurs milliers de soldats avec armes, véhicules, ravitaillement et équipements, et il dispose d'une très large autonomie.
C'est le plus gros navire que nous ayons jamais construit - une première pour nous. Il a fallu près de six années standard pour en mener à bien la réalisation, à partir d'une base spatiale conçue à cet effet, en orbite autour de la planète-capitale du clan dont je suis le chef.
Vous, les humains, vous avez une tradition qui nous plait et que nous observons à notre façon : lorsque vous lancez un bateau et que vous le baptisez, vous brisez contre lui une bouteille de champagne. Eh bien nous, nous projetons sur notre navire spatial un baril de bière sous gravité zéro. C'est du plus bel effet, je vous le garantis.
L'Ekrabouillator est le plus gros vaisseau de notre flotte à nous, mais ce n'est pas le plus gros vaisseau qui ait jamais été lancé de l'univers connu. Bien que nous sachions tenir notre rang, il n'y a guère que les Askelons et les humains de l'Empire qui savent faire de plus puissantes machines de combat de l'espace. A ma connaissance, les Impériaux ont leur Empereur Euclymène, rebaptisé récemment du nom de leur souverain actuel. Il est en service depuis cent quatorze ans, et je n'ai eu qu'une fois l'occasion de le voir à l'oeuvre. Ce jour-là d'ailleurs on s'était pris une râclée.
Au fait, j'y songe, ça fait bien longtemps qu'il n'a pas été engagé quelque part, celui-là. Il va falloir que je songe à prendre mes renseignements sur sa position exacte, des fois que les Impériaux nous prépareraient un sale coup.
Bon. Sur ce, je vous laisse. Je vais aller soigner ma migraine.
En besognant ma douce et tendre - je crois que c'est souverain contre le mal de crâne.
19:55 Publié dans Tekno | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : journal intime, science-fiction, chroniques, de tout et de rien




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