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23 janvier 2008
Le tournoi
Il y a quelques jours, chers amis blogueurs et internautes sur votre douce Terre, j'ai eu l'honneur et le privilège de présider un tournoi.
Alors. Quel sens peut avoir le mot tournoi, pour vous ? Vous avez déjà des références historiques avec l'époque que vous appelez chez vous le Moyen-Âge : des chevaliers, montés sur leurs destriers, recouverts de la tête aux pieds d'une lourde armure métallique, avec écu et longue lance, qui s'amusent à se désarçonner.
Vous apprendrez que chez nous, un tournoi, ça n'a pas tout à fait la même gueule. Bon, il y a des points communs : des mecs en armure avec une arme, une monture, et qui se foutent sur la gueule. De ce point de vue-là, ça change pas des masses.
Mais prenez la monture, par exemple. Chez vous, c'est des canassons. Chez nous, ça ressemblerait plutôt à un mélange de loup et de sanglier, ça aurait une foutue grande taille, de grosses dents, et ce serait du genre, heu, soupe au lait. Non, disons plutôt féroce. Comme on fait tous plus de deux mètres de haut, il faut au moins ce genre de bestiau pour nous porter. D'ailleurs, des siècles et des siècles auparavant, avant les voyages spatiaux et les véhicules à essence, notre cavalerie était exclusivement composée de ce genre de belles petites bêtes. Cette monture, on appelle ça un morgol.
Au cours des tournois que nous organisons, nous procédons à une sélection préalable, afin de réunir environ cinq cent à huit cent guerriers, réunis par équipes de vingt-cinq à trente. Chaque équipe porte un emblême particulier prédéfini - un bock, une épée, une hache, une pétoire... Une fois que les équipes sont composées, elles se choisissent un chef, reconnaissable à son plumet sur son heaume, ainsi qu'un sorcier et un diplomate. Puis, chaque chef tire au sort en présence de l'arbitre du tournoi un territoire de départ qui lui est attribué dans l'espace de jeu.
Le but du jeu est de faire en sorte qu'il ne reste qu'une seule équipe sur le terrain. Même avec un seul mec, ça suffit. Une des règles du tournoi est l'obligation de désarçonner son adversaire à la lance, ou bien au gourdin, et d'obtenir sa reddition explicite. Ceux qui se rendent ne quittent pas le jeu, ils sont faits prisonniers et peuvent servir de monnaie d'échange. Un mec assomé est considéré comme s'étant rendu d'office.
Le rôle du chef est bien sûr de diriger son équipe et de la mener à la baston, puis à la victoire. Celui du sorcier est d'apporter un peu de piquant. En effet, Le sorcier ne peut utiliser aucun sort qui désarçonne l'adversaire autrement qu'avec une lance ou un gourdin : à lui d'avoir de l'imagination, de faire preuve de créativité pour aider ses collègues : sort de force, d'agilité, de rapidité...
Quand au rôle du diplomate, il permet d'apporter un peu de subtilité. En contact radio permanent avec l'arbitre du tournoi qui est l'intermédiaire obligé, il est chargé de négocier les alliances entre équipes, en fonction des directives de leurs chefs. Les négociations se produisent soit en temps réel, c'est-à-dire même durant l'action, du début jusqu'à la fin, soit au cours des séances prévues à cet effet où le temps de l'action est suspendu. Ce qui permet par ailleurs aux troupes de se reposer un peu. Durant les négociations, les diplomates peuvent obtenir un échange de prisonniers, lesquels sont réintégrés dans les équipes mais ne peuvent avoir de morgol ; ils peuvent également procéder à un échange de territoires dans l'espace de jeu.
A chaque territoire est attribué un certain nombre de points de victoire, chaque équipe devant démarrer le jeu avec un nombre égal de points de victoire. Au fur et à mesure de l'avancement de la baston, les équipes amassent les points, qu'ils peuvent par ailleurs échanger contre des prisonniers ou des territoires.
Les territoires de l'espace de jeu figurent des reliefs : petites collines, rivières, fossés, forêts, marais. On y a préalablement disposé des planques où on peut dénicher un peu de bouffe, de boisson, des kits de soin, des parchemins de sort, des armes ou des bouts d'armure. Les territoires sont configurés pour représenter un enjeu de conquête.
Lorsque tous les territoires sont conquis, on sélectionne les cinq premières équipes ayant le maximum de points de victoire : c'est le début de la finale. A ce stade, les sorciers, les diplomates et les prisonniers sont retirés du jeu. Les cinq équipes restantes doivent être égales en effectifs ; on calcule donc une moyenne entre les effectifs de l'équipe la plus nombreuse et ceux de l'équipe la plus dégarnie. Chaque guerrier peut se réarmer et se prendre un morgol. Dès lors, place à la force brute et à la baston pure, jusqu'à ce qu'il ne reste plus qu'une seule équipe. Chaque membre de l'équipe gagnante gagne deux tonneaux de bière.
Puis, tout s'achève en banquet-beuverie pour fêter la victoire des plus forts.
Vous imaginez bien, ça fout un sacré bordel sur l'espace de jeu. C'est vrai, au départ, on y pige pas grand chose, à part que tous le monde se fout sur la gueule dans la mêlée. Nous autres, on s'éclate pendant les tournois. Et plus encore pendant le banquet. On organise grosso merdo un tournoi tous les quatre ou cinq mois. C'est une de nos grandes fêtes les plus marquantes qui soient.
Il faut voir ça au moins une fois dans sa vie.
22:15 Publié dans La Brute au Kotidien | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chroniques, de tout et de rien, science-fiction, journal intime, imaginaire, espace




Commentaires
ça fait du bien, vraiment, de trouver un véritable amoureux des mots, et même si nos univers sont bien éloignés, je te tire mon chapeau. Je reviendrais, ici, le plus souvent possible. c'est si bon.
Ecrit par : Stephane Nolhart | 24 janvier 2008
alors mon idée de moteur à merdre a fait pschittt... ou alors prout plus exactement... c'est pas grave, je vais réfléchir à qqchose de plus sympa...
On pourrait pas couvrir les frégates 480 de papier alu?
Ou alors foncer dans le tas, tout péter et voir ensuite si ça a marché...
en s'approchant suffisamment ptet que Grunmad y pourrait faire un sort qui transforme la merde en plus de merde au contact de l'air...
Hop, le croiseur s'approche de la planète, disons à 1 million de km, Grunmad lance une ptite crotte dans un container en direction de la planète, le bordel va s'écraser sur la planète, la merde entre en contact avec l'air et envahit la planète... bon, on a une planète couverte de merde mais au moins, ya plus personne...
Ou alors pour régler le problème de la pompe à merde, son sort qui décuple au contact de la chair...
http://sulfateusesetbocksdebiere.hautetfort.com/archive/2008/01/06/entre-aliens.html
on met un prisonnier dans un grand réservoir, on lui balance ça à la gueule et on emploi d'autres prsionniers avec des grandes perches pour drainer la merde et l'injecter ds les moteurs...
Au pire, les draineurs sont emmerdés, c'est drôle et on en reprend d'autre pour les essuyer et alimenter les moteurs...
si j'y tiens à mon moteur à merde c'est que le moteur à bière, ça serait gâcher...
Ecrit par : toujoursraison | 25 janvier 2008
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