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30 janvier 2008
L'attaque
_ Chef, chef !
_ Mrrt ? S'ke cé ?
_ C'est Mastokor, chef.
_ S'ki t'amène ?
_ Scuze chef, tu faisais la sieste ?
_ Nan, j'roupillais carrément. Pas dormi depuis le banquet du tournoi.
_ Ah ouais. Mais ça fait déjà trois jours, chef.
_ Ben oué. Et alors ? Déjà, après tout ça, ce connard de roi garbonde m'a épuisé. En plus t'as déjà vu un banquet où on fait pas la bombe, et où on finit pas sous une table ou bien dans un tonneau de bière après s'être marré comme des hyènes ?
_ Mmmh, je sais. En plus, faut quand même avouer, c'était sacrément corsé. Tu t'es pas ménagé, d'ailleurs. On peut dire que t'as vraiment montré l'exemple.
_ Sûr. Mais comme souvent, j'me souviens plus trop.
_ Pas même la bataille de bouffe ?
_ ... La bataille de bouffe... ?! M'rappelle plus. Faut dire que j'ai un putain de mal de crâne, alors ça facilite pas. D'habitude, je tiens assez bien la bibine et ça me le fait pas.
_ Ah nan, mais c'est pas le tord-boyaux, chef. Tu t'es retrouvé entre trois mecs qui t'ont tapé sur la caboche avec de gros jambons.
_ Ah ouais. Maintenant que tu le dis.
_ C'était le clou du spectacle, chef ! Surtout après, quand t'as pris des gars pour mener la contre-attaque, chacun avec un thon dans la main. Et pis quand t'as essayé d'étrangler un type avec un chapelet de saucisses, et que t'as voulu lui foutre la tête dans une marmite remplie de purée de carottes au moment où il dégobillait parce qu'il avait trop bu ! Cocasse !
_ Puté. A ce point-là.
_ Et pis aussi, quand des mecs t'ont pris par les bras et les pieds, et qu'ils t'ont envoyé dinguer droit dans la pièce montée ; ça a foutu des jets de crème, fallait voir. Alors tu t'es relevé, t'as été au cellier, et t'as balancé aux mecs des tonnelets de rouge. Y z'éclataient en giclant de la vinasse dans tous les sens. Avec ça t'en a assomé un paquet. Vraiment poilant !
_ La vache.
_ Ah pis aussi, quand vous êtes montés sur les tables avec des gars, et que vous avez braillé des chansons de cul, chacun avec sa boutanche et son sauciflard dans la pogne. C'est à ce moment-là qu'y'en a un des autres qui t'as pris par surprise et que tu t'es reçu une omelette à la ciboulette en pleine poire. Haha !
_ Bé didonc, ça a quand même été sacrément...
_ Là, tu hurles à quel point t'es pas joisse, tu sautes de la table en te jetant sur le type, tu lui fourres une demi-douzaine de bananes dans la gueule ouverte, tu lui frottes le sommet du crâne avec le contenu d'une saucière - quel shampooing ! - et pis tu le plies en deux, tu fais mine de lui baisser son froc et tu essayes de lui foutre une courgette dans le...
_ Ouille !
_ Et c'est là qu'ils te tombent tous sur le râble ! Tu leur envoies des mandales, des pains, des chataîgnes, des gnons, puuutain, comme un beau diable. Mais ils t'emportent et te refoutent dans la pièce montée, te rechopent et te plongent la tronche la première dans la grande marmite, celle avec le rata de légumes.
_ Oh là-là !
_ Et puis y t'ont plongé, et replongé, et plongé, et replongé, personne a compté les fois. Je crois qu't'as même gerbé passque t'avais la tête en bas ! C'est pas ça qui gouttait dans le rata, non ?
_ Bon, ça va, okay, j'ai compris ! Puuutain, et moi qui comprenais pas pourquoi j'étais si vaseux.
_ Ce qui est sûr, c'est que ça va rester dans les mémoires !
_ Oué. Enfin passons. Si t'y vois pas d'inconvénient, je vais me retaper un petit somme.
_ Ah mais chef, j'avais une nouvelle à t'annoncer !
_ Ah oué ? Du genre ?
_ Euh, du genre importante, chef.
_ Important comment ?
_ Ben, drôlement important.
_ C'est-à-dire ?
_ Important qui déchire sa race de la mort qui tue.
_ Alors crache ta sauce.
_ Chef, ça y est, les impériaux ont attaqué !
_ Ah oué. Déjà. M'y attendais, mais pas si tôt. Où ça ?
_ C'est sur Akalno que ça se passe chef. Le clan Maklab.
_ Bah voyons !! Une planète du genre riche, mais avec un clan plutôt faiblard. Enfoiré d'humains, z'ont pas choisi la planète la plus chiante !
_ Tu penses qu'on va se prendre une taule, là-bas ?
_ Merde, le chef des Maklab est un branleur de première. On a eu beau lui dire, il a négligé ses défenses. Préférait se tirer sur la nouille plutôt que d'entraîner ses gars et de customiser ses armements. Maintenant, il va drôlement trinquer, on pourra pas dire qu'il l'aura pas cherché ! Les humains ont quoi, comme effectifs ?
_ On sait pas encore trop, chef. Sûr, cinquante croiseurs de ligne ; cent frégates ; cent cuirassés. Trois-cent mille chasseurs. Au moins ça.
_ Mouais. Et les forces terrestres ?
_ Impossible à évaluer pour l'instant, chef. Pas assez d'infos.
_ Ils ont débarqué, déjà ?
_ Non chef. Les défenses spatiales tiennent pour l'instant. Mais pas pour longtemps.
_ Tu m'étonnes. Bon, mec, va falloir presser le pas.
_ On va y aller, chef ?
_ Et comment !! ça va nous dérouiller un peu. Une petite balade au grand air ! Et puis que ce soit nous qui leur arrivent par derrière, ils s'y attendent pas. L'escadre est prête ?
_ Tout comme t'avais dit, chef. Manque plus que les garbondes.
_ Ceux-là, y sont sur le chemin, on ira les chercher en route. Réunis-moi tout notre monde. Conseil de guerre. Fissa.
_ Oué, chef.
_ Et tu sais quoi ?
_ Non, chef ?
_ On va faire un méga banquet pour célébrer notre départ !!!
21:35 Publié dans Les Bastons de la Brute | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : de tout et de rien, science-fiction, journal intime, blog, chroniques, espace, imaginaire




Commentaires
je me croirai au boulot !
Ecrit par : Lénia | 03 février 2008
Alors si tu viens chez nous, tu ne seras pas dépaysée.
Ecrit par : Zhang | 03 février 2008
j'ai faim
Ecrit par : toujoursraison | 04 février 2008
j'ai même fait un en tête pour ta page, qu'est ce qu'on se fait chier pdt ces voyages interstellaires...
laisse moi un email pour te les envoyer
Ecrit par : toujoursraison | 10 février 2008
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