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18 février 2008

Un rapport de bataille

A l'heure où nous nous rapprochons de notre objectif, voici quelques lignes extraites d'un rapport qui nous parvient des troupes qui combattent sur Akalno, adressé au quartier général du clan Maklab.

 

"... J'ai dépêché plusieurs escouades pour secourir la forteresse d'Alangsam sur le fleuve Alang. Elle est tombée dans une embuscade et a dû battre en retraite après avoir subi d'assez lourdes pertes. Aussi, il me paraît difficile à présent d'envisager une quelconque action permettant le dégagement complet d'Alangsam, sans dégarnir dangereusement notre front. Nous disposons encore d'une couverture aérienne solide, qui permet de ralentir l'ennemi et d'expédier à la garnison des munitions et du ravitaillement. Notre dispositif d'artillerie est également encore assez complet. Je crains cependant qu'à terme Alangsam ne soit coupée de notre ligne de front et ne doive entrer en siège. L'ennemi procède à une manoeuvre d'enveloppement qui progresse de façon critique. Je sais assez l'importance de cette forteresse qui commande l'accès à la vallée de l'Alang et à ses industries pour recommander à nos troupes de lutter avec une détermination farouche. Je sollicite par ailleurs vivement l'envoi de renforts.

Une bataille de chars s'est déroulée pendant quatre jours sur notre front sud, à l'initiative de l'ennemi. Le choc a été brutal, frontal. Les moyens mis en oeuvre par l'ennemi, complétés par de l'artillerie et une aviation importante, ont été colossaux. L'issue a été indécise, mais nous avons pourtant tenu l'ennemi en échec et avons pu le refouler. Cette victoire a permis de stabiliser la situation sur cette portion du front, mais l'ampleur de nos pertes à été tel que mon état-major m'indique que nous risquons de perdre l'initiative ; l'ennemi dispose de grandes capacités de réorganisation, et nous nous attendons à une reprise de l'offensive dans très peu de temps. Notre approvisionnement en carburant et en pièces détachée est également critique.

Une série de contre-attaques dans le même secteur n'a pas permis de faire évoluer la situation favorablement pour nous. Nos kapitaines ont sollicité des autorisations de retrait afin d'établir des lignes de front plus faciles à défendre. Je n'ai pu que leur accorder. Certains d'entre eux ont opéré des retraits tactiques ingénieux et sont parvenus à donner de spectaculaires coups d'arrêts à l'avancée de l'ennemi. Tous savent cependant que cela ne fait que reculer l'inéluctable. Je ne saurais dire que les mentalités de nos combattants sont imprégnées de défaitisme, mais cela se voit que bien des officiers et des hommes de troupe ne se font plus beaucoup d'illusion.

Au nord, la ville d'Oxiandre a fait l'objet de combats particulièrement acharnés. Nos troupes qui s'y étaient retranchées se sont adonnées à la guérilla urbaine ; elles ont repoussé les assauts ennemis pendant plusieurs semaines, avant d'évacuer la cité. Par la suite, Oxiandre a été reprise, abandonnée, puis prise à nouveau par nos troupes. Les lourdes pertes infligées à l'ennemi ne sont pas une consolation pour nous. La pression est telle que nous allons devoir abandonner définitivement la cité.

Par ailleurs, nous devons faire face à une nouvelle offensive, comme suite au nouveau point de débarquement ennemi que nous n'avons pu réduire dans la région d'Hofis. Notre barrage d'artillerie et nos contre-attaques se sont avérées insuffisants. L'ennemi a pu réussir une percée en profondeur qui nous a stupéfiés. Notre ligne de front dans ce secteur risque d'être submergée."

 

Voilà. Je n'ai qu'une chose à dire : ça craint.

Vivement qu'on arrive.

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Commentaires

c'est des nazebroques ceux-là!

Ecrit par : toujoursraison | 20 février 2008

Tu l'a dit. C'est toujours quand je suis pas là que ça déconne.

Ecrit par : Zhang | 22 février 2008

Les commentaires sont fermés.