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22 février 2008

Le Mort-vivant

Chers amis blogueurs et internautes sur votre douce Terre. Avez-vous déjà eu en face de vous un mort-vivant spécialisé dans le crime organisé ? Non ? Alors prenez la mesure de mon privilège. J’ai véritablement le don de me trouver en face des personnages les plus gracieux de l’univers.

Voyez donc.

Le brillant exemplaire avec lequel j’ai présentement l’honneur de tchatcher s'appelle... à vrai dire son identité m’est inconnue. Peu de gens connaissent son véritablenom. C’est meilleur pour les affaires. Il se fait appeler Tangalore – pseudo dont j’ignore l’origine. C’était autrefois un prince planétaire, tout ce qu’il y a de plus noble, déchu à la suite de je ne sais quel acharnement du sort. Devenu mort-vivant par désespoir et par la grâce de la magie noire, reconverti dans les affaires maffieuses, il a su prospérer dans le crime organisé avec beaucoup de maestria. Il y en a peu dans l’univers qui peuvent se targuer de se faire du fric comme lui. Un mort-vivant bling-bling, en somme.

Sur le plan physique, ce n’est plus qu’un squelette animé.

Il n’a plus d’yeux, mais il voit comme vous et moi. Il pousse le snobisme jusqu’à fourrer sur iceux une paire de lunettes de soleil. Une casquette blanche renversée est vissée sur le sommet de son crâne. De longs cheveux - sûrement une perruque - cascadent dans son dos. Un cigare est planté entre ses dents, un verre de whisky est coincé entre les os d’une de ses pognes – ne me demandez surtout pas comment il arrive à taffer ou à picoler, il n'a plus rien dans la gorge ni dans la cage thoracique. Des chaînes en or pendouillent sur son thorax. Deux pépées, des humaines du genre canon, minaudent auprès de lui ; il prétend les niquer comme s’il avait ce qu’il fallait entre ses tibias et bien plus encore.

Très curieusement, le bonhomme a décidé de me rendre une petite visite sur mon navire amiral. C’est assez rare qu’un personnage tel que celui-ci se risque à sortir de sa tanière ultra-sécurisée. Je me demande ce qu’il a derrière son crâne.

_ Zhang, mon poto, veux-tu t’envoyer un rail ?

Souffrirais-tu un peu que l’on s’encanaille ?

_ Pas mon genre.

_ Or ça, point de ton goût serait la poudre magique !

En ce cas, avec les femmes, sachons nous servir de nos triques !

_ J’ai ,bien merci, tout ce qu’il faut chez moi !

_ Allons, te voici rabat-joie !

J’ai oublié de vous préciser que le loustic se pique de ne causer qu’en vers – ceux-ci fort mauvais, vous en jugerez. Du moins s’accorde-t-il à doter toutes ses phrases de rimes avec une emphase surabondante. Et pétard, qu’est-ce que c’est gonflant ! !

Mais vous savez quoi ? Le pire, c’est que ça façon de causer, à la longue, est communicative !

_ Tu sais bien mieux que moi qu’une bonne bourre,

rend de bonne humeur durant tout le jour.

Et ce qui garantit sa propre longévité,

C’est la multiplication des occasions de tringler !

_ C’est qu’il y a un temps pour tout…

_ Tu as raison, ne soyons pas fous !

Nous avons amplement de quoi causer,

Et dans ma forteresse tantôt m’en doit retourner.

_ Que me vaut donc votre visite ?

_ Je m’en vais te le dire de suite.

Tu pars, sans vergogne, la fleur au fusil,

Tu escomptes mettre une belle raclée,

A ceux que tu vois comme tes pires ennemis.

Mais ceux-ci font exprès de s’exposer.

Tiens donc. Il m’intéresse, le macchab.

_ Soyez plus précis. Que voulez-vous dire ?

_ Que c’est dans une embrouille qu’ils t’attirent.

_ C’est un piège, vous pensez ?

_ Non, c’est bien plus compliqué ;

Mais mes informations sont limitées.

Je sais qu’un personnage important est arrivé.

J’ai une idée de son identité.

Il s’agit sans doute du primipile du convent du Calice. Rien de très surprenant, pour l’instant. Je ne comprends toujours pas pourquoi ce caïd macchabée s’est tapé son déplacement (chiasse de merde ! je fais des vers à mon tour ! quand je disais que c'était communicatif !). S’il croit qu’il m’impressionne, il se fout ses os dans ses orbites.

_ Je sais de qui il s’agit.

_ Tu dois sûrement te tromper.

_ Que ne m’aurait-on dit ?

_ C’est un secret trop bien gardé.

_ Pensez-vous me mettre sur la voie ?

_ Cela se monnaye, mon cher.

Mais tu en auras le cul à terre.

Ne t’impatiente donc pas !

Bon ! Il essaye de me faire payer ses informations. Je n’aurais peut-être pas du le laisser monter à mon bord.

_ Qu’attendez-vous de moi ?

_ A vrai dire : une implantation.

Akalno est une intéressante proie.

Et la guerre sème la confusion.

_ Vous voulez que je favorise vos activités…

_ … Lorsque tu y auras repris pied.

_ Vous vous ferez du pèse sur notre dos.

_Tu t’en fais bien sur celui des humains.

Mais avec nous, tu auras ta part du magot.

On ne te traitera pas comme un chien.

_ Autrement dit : un deal équilibré.

_ Tu comprends vite : c’est une qualité.

Bref. Je reprend ma planète aux impériaux. Je laisse Tangalore s’y implanter, y monter des affaires pépère, en échange de commissions juteuses et surtout d’une info que je n’ai pas concernant les impériaux qui voudraient peut-être me manipuler en se servant de l’attaque d’Alkano. Tu parles d’un accord. Si j’accepte, j’ai parfaitement conscience de jouer avec le feu. Ces mafioso sont particulièrement retords et dangereux. Ils jouent leur propre jeu, en fonction de leur intérêt. Néanmoins, j’ai un tempérament de joueur. Et puis, qu’est-ce que je risque ? On ne s’en prend pas à moi comme ça. Même Tangalore n’y trouverait pas son compte.

_ Êtes-vous sûr de la valeur de votre information ?

_ Les conséquences sont à ne pas négliger.

Tu en auras forcément l’utilité.

_ Ne me prenez pas pour un con.

_ Loin de moi cette idée !

_ Alors allez-y, lâchez la sauce !

_ Voilà qui tombe bien : tu me donnes ma rime.

Le personnage en question se nomme Anténaos.

_ Sans déconner ! Vous vous foutez de moi !

_ Mais non ! Tu devais finir ta phrase en " -im " !

Tu bouleverses mon canevas.

_ Vos vers ne m’intéressent pas.

_ Mais tu respecteras mieux notre contrat…

J’en suis certain, tu verras !

Nous ferons ensemble de bonnes affaires.

_ Vous n’avez pas à vous en faire.

_ Bravo ! C’est ce qui s’appelle du grand art !

Je n’en attendais pas mieux de ta part !

_ Saloperie de bordel de merde de putain de cul de chiasse.

_ Ah non ! Là tu es dégueulasse !

Je ne sais pas ce qui se passe, mais ça sent le coup fourré. Ça pue, mais alors, très fort. Que le convent du Calice attaque une de nos planètes, c’est ce qui s’appelle la routine. Que son primipile soit présent pour mener les opérations, c’est moins commun. Mais la présence d’Anténaos, là, ça dépasse ma compréhension. Il s’agit tout simplement d’un prince impérial, cousin de l’empereur. Le chef de la branche cadette de la famille impériale, et le premier dans l’ordre de succession au trône si l’empereur ne devait pas avoir d’héritier en ligne directe. Ce qui est le cas.

Je ne sais pas à quoi m’en tenir. Je ne sais pas dans quoi je mets les pieds. Nous sommes très probablement instrumentalisés. Merde. Faut quand même pas que je fasse des vers, comme ce sale con de Tangalore.

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Commentaires

mortebite!
les bombes à merdes, c'est un peu moins élaboré comme stratégie...c'est grunmad qui va faire la tronche...
Que faire que faire?

Ecrit par : toujoursraison | 24 février 2008

_ Eh, Grun !
_ Oué chef ?
_ T'as lu le com au-d'sus ?
_ Oué.
_ Tu vois bien qu'il admire tes sorts scatos !
_ Et alors ?
_ Alors c'est comme si tu pouvais plus apparaître dans ce blog sans en inventer de nouveaux ! Faut bien satisfaire la clientèle !
_ Eh bah y s'ra content ! Chef, laisse-moi ton blog quelques jours, tu verras, de la merde, y'en aura ! Mouheuharrrrh !
_ Tin ça fout les jetons !

Ecrit par : Zhang | 24 février 2008

Laissez tomber les mecs ça ne vaut pas d etre mitrailler avec des mitrailleuses pleines de merde
(pour le coup c est terrien comme expression : traduction Serbe)

Ecrit par : Lénia | 24 février 2008

@ Lénia : A te lire on dirait que le terme "mitrailleuse" est redondant avec celui de merde... C'est même un pléonasme. ça se tiendrait.

Toi tu n'aimes pas mon blog.

Ecrit par : Zhang | 25 février 2008

bien si ! pourquoi penses tu que je me tue les yeux en lisant du blanc sur du vert ! sans déc, il fait mal ton blog, dans tous les sens du terme

Bon je repasse demain pour lire la dernière note, car là je vais boire une chope et je vais me coucher !

Ecrit par : Lénia | 26 février 2008

@ Lénia : Il fait mal, mon blog ??

Diantre.
L'ennui avec les com's sur le net c'est qu'il n'est pas toujours évident de faire une interprétation correcte de ce qui y est écrit. J'avoue que je ne suis pas.

En tout cas je te remercie sincèrement de te tuer les yeux à me lire.
Et si je comprends bien j'ai plus qu'à changer la présentation un peu criarde.

Bonne chope !

Ecrit par : Zhang | 27 février 2008

beruuuuuRRRRPPPPPsssssssss Hic
(moi aussi je rote)
MErci,


Bises, non laisse comme c est moi j adore comme ça

Ecrit par : Lénia | 27 février 2008

Les commentaires sont fermés.