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26 février 2008
On les tient par les c... !
Les lasers fusent. Mouvements désordonnés des navires enchevêtrés dans le quadrant de bataille. Partout. Nos bâtiments, croiseurs, frégates, destroyers, avisos et chasseurs, sont tous au feu. Ils enfoncent les lignes ennemies. Ici, trois de nos frégates aissaillent ensemble un croiseur impérial et lui font feu aux canons laser lourds. Submergé, il finit par exploser, projetant ses débris aux alentours. Là, c'est une nuée de destroyers autour d'un autre croiseur, neutralisant ses défenses et manoeuvrant pour l'aborder : leurs troupes d'assaut vont tenter de le capturer. Là encore, ce sont nos chasseurs qui harcèlent sans arrêt les navires ennemis avec la plus grande agressivité. Ils tourbillonnent. Virevoltent. Vont et viennent. Dans tous les sens. Je vois, à une extrémité du quadrant de bataille, une frégate ennemie se faisant sauter pour éviter la capture ; l'explosion endommage sérieusement un de nos bâtiments qui risque la perdition mais dont l'équipage pourra être secouru. Davantage au coeur de la mêlée, un destroyer impérial tente de fuir mais est rattrapé par nos vaisseaux qui l'arraisonnent et s'apprêtent à l'aborder.
C'est l'enfer. Bleu. Rouge. Vert. Orange. Les rayons. Les destructions. Le métal tordu, fondu, broyé, noirci. Des cadavres flottant dans le vide. Parfois en morceaux. Parfois mutilés. Les carcasses des bâtiments détruits, démantelés. Un destroyer en perdition. Il dérive. Il s'y trouve encore des gens en vie. Il entre en collision avec un croiseur qui n'a pas su l'éviter. Nouvelle fournaise mortelle. Les explosions se succèdent. On ne voit plus les étoiles. On ne voit plus la planète.
De mon poste de commandement, sur mon navire amiral, je reçois des émissions sur le canal de bataille :
_ ... Escadrille 5, j'en ai trois sur le râble, venez me filer un coup de patte !
_ Non, tu en as quatre au viseur ! Tiens le coup, on rapplique ! J'en aligne déjà un ! Feu ! Je l'ai eu !
_ Y sont pas assez mobiles, mais y sont nombreux et collent pire que des morbaques ! J'en vois six qui foncent sur l'escadrille 8 !
_ Merde ! Missile ! Missile contre moi ! J'ai plus de leurre ! Evitement ! Evitement !
_ Passé à côté ! T'as eu une veine de cocu, mon enfoiré !
_ Ici frégate "Hache de guerre" ; en difficulté contre deux destroyers ennemis. Réclame tir de soutien urgent !
_ Ici croiseur "Ekraze-Tronche" ; Bien reçu ; on a tout ce qu'il faut pour toi garçon, que dis-tu de ça : trois tirs au canon lourd sur ta position. C'est parti, maintenant !
_ De "Hache de guerre" ; L'un des deux a tout reçu en plein dans la poire ! Y'a plus un pet de poussière ! Bien visé, les gars. On va finir l'autre à l'aise maintenant !
_ Ici kapitaine Xokos. Avons pénétré dans croiseur ennemi avec mes kommandos. On a pris la salle des machines. On contrôle les modules énergétiques et les modules armements. On remonte les couloirs, mais l'ennemi tient toujours son poste de commandement et les organes principaux du vaisseau. Nos sorciers ont tenté de brûler l'ennemi à la magie derrière leurs défenses mais les sorts ont été retournés contre nous. On a de lourdes pertes. Réclame renforts. Peut-on m'envoyer trois-cent ou quatre-cent mecs ?
_ Kapitaine Xokos, ici chef des opérations sur Ekrabouillator. Tu auras cent types seulement. Pas plus. On te les envoie par transport. Ramène-nous ce navire !!
_ Ekrabouillator de Xokos. Je ferai avec les cent. Mais mettez-moi un ou deux bons sorciers avec ! Ces enculés se défendent comme des démons !
_ Ici destroyer Kasstêt'. J'ai détruit six frégates ennemies avec mon groupe. Il ne reste plus que moi. J'ai plus de boucliers. Des gros trous dans la coque. Sous gravité zéro dans la plupart des secteurs. Mon équipage décimé. Demande autorisation de retrait.
_ Kasstêt' : tu t'es bien battu. Félicitations. Suis la ligne de retraite prévue jusqu'au point numéro un et fais-toi faire les réparations les plus urgentes.
Un croiseur de ligne en perdition. Un impérial. Il évacue son équipage. Par navettes, mais il y a des mecs isolés qui vont jusqu'à foutre le camp en combinaison spatiale individuelle. Nos chasseurs en font un massacre. Pas de prisonniers. Quand au bâtiment, ni sa direction ni sa vitesse, ni son assiette ne sont plus maîtrisés. Il dérive. Putain ! Droit vers nous ! Alerte collision ! Il va nous percuter par le cul ! Tir au plasma ! Allez ! Dégommez-le ! Augmentez notre vitesse ! Basculez sur tribord ! Fondez-moi cet enculé ! Encore des tirs ! Tous les vaisseaux aux alentours : dégommez-moi ce connard !
Nous sortons de sa trajectoire. Il explose. Lentement, tranche par tranche, comme une brioche. On l'a échappé belle, il nous aurait éclaté en pleine poire.
On reprend la position initiale. Au coeur de la mêlée. Tir actif de soutien contre l'ennemi. En simultané : tir de barrage contre trois groupes de croiseurs sur notre aile bâbord ; tir de neutralisation sur frégates menaçant nos lignes droit devant ; tir continu sur station spatiale ennemie en orbite d'Alkano, tribord avant. Envoi d'escadrilles de chasseurs en soutien. Au plasma. A la torpille. Au missile. Au laser. Nous fonçons.
Je donne l'ordre : sept frégates contre deux croiseurs ennemis sur tribord avant. Qu'elles les capturent ou qu'elles les détruisent. Elles s'avancent. Essuient un feu défensif costaud. Tir d'appui venant de nous. Trois destroyers ennemis en renfort de leurs croiseurs. Bataille locale, intensive. Echanges de tirs multiples. Nous essuyons des tirs. Cinq coups au but. Les boucliers tiennent à l'aise. J'envoie une frégate en soutien. Un premier croiseur ennemi faiblit et annonce sa reddition. Son abordage va commencer. L'autre bâtiment continue le combat. Il nous détruit un destroyer et nous endommage deux frégates. Il est finalement anéanti.
Au début de la bataille, les enfoirés ont tenté de nous déborder sur nos deux ailes pour une manoeuvre d'enveloppement. Prévisible. Nous avons étendu nos lignes et repoussé les assauts. Puis le centre de notre formation s'est avancé à son tour à l'ennemi en même temps que nos ailes. C'est là que nous avons brisé les lignes ennemies et que nous nous sommes avancés au coeur de son dispositif. Afin de couper sa formation en deux et de parvenir à une dispersion de ses forces. Ce fut la mêlée. Acier et feu. Engagement maximum, d'une très grande intensité. Des heures et des heures durant. Longtemps indécis. Pertes importantes, encore acceptables. Je me suis donné à fond dans cette bataille. Je suis épuisé. Mais nous avons gagné. La flotte impériale est en déroute.
Nous avons vaincu !
23:00 Publié dans Bibine, Brouzoufs, Baston ! | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : blog, chroniques, de tout et de rien, science-fiction, journal intime, espace, imaginaire




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Commentaires
Finalement je suis restée !
Je ne regrette pas on dirait du ernst junger !
Ecrit par : Lénia | 26 février 2008
@ Lénia : Du Ernst Junger (à appréhender selon l'ensemble de son oeuvre)... mais dans l'espace...
Ma foi !
Je suis soit un génie, soit un méga taré !
Brrrr !
Ecrit par : Zhang | 27 février 2008
le génie est une tare de toutes façons !
Ecrit par : Lénia | 27 février 2008
@ Lénia : Je préfère alors me dire que je ne suis ni l'un ni l'autre. Juste un blogueur de passage. Un peu d'humilité ne fait jamais de mal.
Ecrit par : Zhang | 27 février 2008
ouias t as raison, allez viens on va se boire un paire de chopes !
Ecrit par : Lénia | 27 février 2008
santé!
Ecrit par : toujoursraison | 28 février 2008
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